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Message du Secrétaire Général de la FETRAG aux travailleurs du secteur privé
29 août 2026

Message du Secrétaire Général de la FETRAG aux travailleurs du secteur privé

LES TRAVAILLEURS NE VEULENT PLUS DE REPRÉSENTANTS NOMMÉS À LEUR PLACE La FETRAG dénonce la confiscation de la représentation des travailleurs Il faut mettre fin à une anomalie qui n’a que trop duré. Dans les conseils d’administration des organismes de protection sociale, des personnes sont parfois désignées au titre de la représentation des travailleurs alors qu’elles ne sont pas issues du milieu professionnel qu’elles sont censées représenter.


https://youtu.be/v44x4T1DTts?is=EmEcmuO6ESCoEmi9

CNSS – CNAMGS : LES TRAVAILLEURS NE VEULENT PLUS DE REPRÉSENTANTS NOMMÉS À LEUR PLACE

La FETRAG dénonce la confiscation de la représentation des travailleurs

Il faut mettre fin à une anomalie qui n’a que trop duré.

Dans les conseils d’administration des organismes de protection sociale, des personnes sont parfois désignées au titre de la représentation des travailleurs alors qu’elles ne sont pas issues du milieu professionnel qu’elles sont censées représenter.

Au nom de qui parlent-elles ? De quel mandat disposent-elles ? Qui les a désignées ? Sur quels critères ?

Ces questions ne sont pas accessoires. Elles touchent directement à la légitimité de la gouvernance de notre protection sociale.

La CNSS et la CNAMGS ne sont pas des institutions étrangères aux travailleurs. Elles fonctionnent notamment grâce aux cotisations prélevées sur le travail et sont chargées de garantir des droits sociaux. Les travailleurs ont donc le droit de savoir qui parle en leur nom et sur quelle base.

La FETRAG refuse que la représentation des travailleurs devienne un espace de nominations discrétionnaires.

Un siège de travailleur ne peut pas être attribué à quelqu’un qui ne représente personne

La FETRAG pose une règle simple :

Celui qui siège au nom des travailleurs doit avoir un mandat des travailleurs.

Pas un simple titre.

Pas une proximité administrative.

Pas une désignation opaque.

Pas une cooptation.

Pas un arrangement entre quelques responsables.

Un mandat.

La représentativité syndicale doit pouvoir être vérifiée. Les organisations habilitées à proposer des représentants doivent être identifiées. Les critères doivent être connus. Les résultats des élections professionnelles doivent produire leurs effets.

Sinon, à quoi servent les élections professionnelles ?

À quoi sert la représentativité syndicale ?

À quoi sert le vote des travailleurs si, au moment de leur donner une voix dans les institutions de protection sociale, d’autres personnes sont désignées à leur place ?

La FETRAG dit STOP à l’usurpation

La FETRAG ne réclame pas que ses militants soient installés à la place des autres.

Elle demande quelque chose de beaucoup plus simple :

que les sièges réservés aux travailleurs soient occupés par de véritables représentants des travailleurs.

Nous ne voulons plus d’une représentation de façade.

Nous voulons connaître les règles de désignation, les organisations représentatives retenues, les critères appliqués et les mandats détenus par ceux qui siègent.

Nous voulons que la représentativité issue des élections professionnelles soit respectée.

Nous voulons que les travailleurs puissent identifier leurs représentants et leur demander des comptes.

La protection sociale n’est pas un domaine réservé aux initiés

Les décisions prises dans les conseils d’administration concernent directement la vie des travailleurs : cotisations, prestations, retraite, assurance maladie, équilibre financier des régimes, qualité des services et réformes paramétriques.

Pendant que le travailleur cotise, quelqu’un d’autre ne peut pas décider tranquillement en son nom derrière les portes des institutions.

Celui qui ne détient aucun mandat des travailleurs ne peut pas prétendre parler en leur nom.

La FETRAG demande donc la mise à plat du système de représentation des travailleurs dans les conseils d’administration des organismes de protection sociale.

Nous demandons la transparence sur les désignations.

Nous demandons la vérification de la représentativité.

Nous demandons que les résultats des élections professionnelles soient pris en compte.

Nous demandons que les travailleurs puissent exercer un véritable contrôle démocratique sur ceux qui les représentent.

Ce combat n’est pas une bataille pour des fauteuils.

C’est une bataille pour la légitimité.

Car un conseil d’administration peut avoir des représentants des travailleurs sur le papier et, pourtant, ne pas avoir de véritable représentation des travailleurs.

La FETRAG refuse cette hypocrisie.

Les travailleurs ne sont pas une catégorie que l’on représente sans leur mandat.

Leurs sièges ne sont pas des postes à distribuer.

Leur voix n’est pas une propriété administrative.

La FETRAG revendique la fin de cette usurpation.

Désormais, chaque désignation devra pouvoir répondre à trois questions :

Qui représentez-vous ?
Qui vous a mandaté ?
Sur quelle base avez-vous été désigné ?

Si aucune réponse sérieuse ne peut être apportée, alors il ne s’agit pas de représentation.

Il s’agit d’une confiscation de la parole des travailleurs.

Et cette confiscation, la FETRAG entend la combattre.